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Le village

Bonjour et bienvenue !

Je suis Galapia et je garde sous mes sabots les traces de la mémoire du village de Galapian ! J’ai traversé les plaines et les coteaux des environs, mais également les époques, depuis l’âge de fer… jusqu’à aujourd’hui. Je serai votre guide pour ce circuit d’interprétation. Bonne découverte ! J’ai vu ici le château, les foires, les commerces et cette vie active de tout un bourg tourné vers l’agriculture. Une place de village animée les jours de fêtes, mais aussi pour le ciselage du chasselas, les cérémonie religieuses et, au quotidien, avec le café et les commerces sur la place. À cette époque, nous les bêtes, faisions alliance avec les humains. Ils avaient besoin de nous pour travailler la terre. Et, ici, c’est la terre qui les faisait vivre. Elle nourrissait les hommes et leur permettait même de commercer quelques surplus. Les paysans sont là depuis l’époque antique. Suivant le cours de la rivière Lot, un « camin» (le chemin, en langue occitane) remonte vers le Massif central, depuis Aiguillon jusqu’à Limoges, en passant par Eysses (Villeneuve-sur-Lot) et Périgueux. Le bâtiment le plus ancien du village est l’église Saint-Christophe. Son choeur bat depuis le 12e siècle ! Ce village de langue et de culture occitane se situe en pays agenais. Le village est un castrum depuis le 13e siècle : un village fortifié avec un château, résidence du seigneur Bernard de Rovignan, et une ceinture de remparts. Ce seigneur accorde aux habitants de Galapian une charte des coutumes en 1268, qui fixe les droits et les devoirs de chacun. Vous ne verrez plus de traces du château, les remparts ont également disparu. Seul le tracé se lit dans l’urbanisme.