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LE FOIRAIL

Trouvée !

Je suis Galapia et je vous présente la forge de Joseph Vilas !

C’est ici que nous venions faire ferrer nos sabots. Le travail, c’était le lieu où Joseph nous mettait les fers, de quoi être bien chaussées pour aller dans les champs !

Joseph était forgeron et maréchal-ferrant. Il était marié à Alice, qui tenait l’épicerie du village. Dans la grande pièce à l’entrée de leur logement, elle gérait non seulement l’épicerie, mais aussi le bureau de poste et la cabine téléphonique publique. Ils se sont installés en 1928 au n°1 de la rue du Foirail, suite à une annonce dans le journal local : «GALAPIAN recherche un forgeron ! Le forgeron de Galapian, fortune faîte, arrête son travail et cherche un repreneur». Avant cela, la première forge, celle de M. Marcenat, était positionnée un peu plus haut dans le village.

À la foire, tous les 27 du mois à Galapian c’était l’effervescence ! Nous, bœufs et vaches de Garonne, étions nombreux·ses. On créait même des embouteillages dans les rues du village. Et Coquette, la jument de M. Marguerit, était là sur la place, comme tous les jours,  attelée et prête à transporter de la marchandise  ou amener les Galapianais à Aiguillon ou Port-Sainte-Marie.

Au village, tous se retrouvaient : les paysans pour leur réunion, mais aussi le curé, l’instituteur, l’horloger, le sabotier, le coiffeur… Ce jour-là, ils étaient tous réunis, c’était un jour de fête, comme il y en avait souvent !

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