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PAYSAGES
ET TRAVAUX
DES CHAMPS

Confluence, basse vallée du Lot et moyenne Garonne

En rive gauche du Lot, entre prairies et étables, nous avons de quoi pâturer ! Dans cette région mollassique, il y a une très grande diversité de sols, favorable aux cultures fruitières et maraîchères : le chasselas, les pêchers, les petits pois, les haricots… Ce sont les cultures que l’on pouvait retrouver ici, sur le plateau de l’Hoste.

Sur les coteaux, le système agraire est fondé sur la polyculture : pomme-de-terre, vigne, fruitiers, élevage de bovins et d’ovins, blé (froment de très bonne qualité) et maïs. Les exploitations sont de taille modeste, petites et moyennes de 10 à 20 hectares.

L’économie locale est une survivance de l’économie domaniale, caractéristique du midi de la France. Le métayage, qui consiste en un partage des ressources et des charges entre propriétaire et exploitant, est très développé dans la vie paysanne de 1880 à 1970.

Les hameaux, appelés « maynés » en occitan, avec leur grange-étable, sont des mémoires vivantes d’une période faste du 18e siècle.

Jusqu’au début du 19e siècle, la densité des habitants était plus importante dans les coteaux que dans la plaine. La tendance s’est nettement inversée au milieu et à la fin du 19e siècle.

Nous étions de tous les travaux des champs, pour le labour de la vigne, les moissons, les fenaisons… mais ce que nous aimions le plus, c’étaient les concours ! Moi et mes comparses de Galapian, nous étions toutes en beauté pour obtenir les médailles des concours agricoles !

Quelle fierté pour nos paysans !

Cultures et paysages des grandes vallées

Le Lot est une voie commerciale stratégique depuis l’antiquité. Des habitats de plaine se développent au carrefour du confluent du Lot et de la Garonne. Dès cette époque, le vin est exporté. On a retrouvé des amphores dans le lit de la rivière : c’est dire si la production était importante.

Les terres des vallées à la confluence du fleuve Garonne et de la rivière Lot, dominées par le Pech de Berre, sont submersibles… Nous, les bœufs et vaches garonnaises, savons évoluer les sabots dans l’eau !

La facilité des communications et la fertilité des terres ont permis un développement de cultures spécialisées, et nourri une activité industrielle, avec notamment le chanvre (pour les cordes et les voiles de bateaux) et le tabac !

Dans la vallée du Lot, le petit pois, depuis 1880, a remplacé le vignoble détruit par le phylloxéra. L’industrie de la conserve s’est développée, avec la culture des haricots verts. Mais aussi, la prune d’ente, le tabac, les pêchers, la tomate, le chasselas et d’autres raisins de table…

Depuis les années 50-60 et l’arrivée des tracteurs, nous autres sommes moins nombreuses, le cheptel perd des têtes…

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